Anonyme, Le Messager de Tahiti, 14 mai 1854.
On nous demande la suite de la chanson de Raïroa, dont nous avons publié le refrain dans notre numéro du 30 avril. Voici la ronde toute entière.
LE PETIT OISEAU
Ronde des Pomotous
Ia ha ! trarara, trarara rara !
Que je voudrais être un petit oiseau
Qui vite vole
Qui vole, vole
Que je voudrais être un petit oiseau
Qui vole vite et vole si haut !
Dans la brise
Que tamise
Le feuillage vert et frais,
Plus léger que l’écume
Au front de l’onde qui fume
Plus léger que n’est la brume,
Joyeux je voletterais.
Deux voix aux extrémités du groupe : 1ère Ici-bas je lorgnerais
Ia ha ! trarara, etc. 2ème Et moi je caquèterais
Jeune fille
Qui babille,
Et croit cacher ses secrets !
Ce que souffle à son oreille
L’amour qui point ne sommeille,
Ce que son cœur lui conseille,
Dans mes chants je le dirais.
1ère voix. Comme elle je gémirais
2ème —-. Comme elle je m’en rirais.
Ia ha ! trarara, etc.
Pauvre mère,
L’âme amère
Pleure un fils mort de regret ;
Sous le toit de la chaumine,
Où le noir souci te mine,
Mon chant que rien ne chagrine ;
Attendri te distrairait.
1ère voix. Mon chant sur toi pleurerait
2ème —. Mon chant te consolerait.
Ia ha ! trarara, trarara rara !
Que je voudrais être un petit oiseau
Qui vite vole
Qui vole, vole
Que je voudrais être un petit oiseau
Qui vole vite et vole si haut !
Conservation : ANOM (BIB AOM 50102) ; BNF (JO – 5953). Article consultable ici sur Gallica.
Le Messager de Tahiti a publié le 30 avril 1854 un article qui présentait l’archipel des Pomotous et plus particulièrement l’île Raïroa. Au cours de la description se trouvait la strophe d’une chanson ; c’est cette chanson que le journal publie, cette fois sans commentaire. On peut noter ici l’emploi du “on” et la mention du lectorat du journal – lectorat local, forcément, puisque le journal a ajouté cet article deux semaines après le précédent.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Laure Demougin (20 août 2021). On nous demande la suite de la chanson de Raïroa (1854). L’empire de la presse. Consulté le 13 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/o871