François Coquille, « Le coupé de la diligence de Blidah », L’Akhbar, 5 juin 1851
Avez-vous jamais réfléchi aux diverses scènes qui peuvent se passer dans un coupé de diligence, cet étroit théâtre où trois personnes – souvent deux – rassemblées au hazard [sic] doivent, pendant de longues heures, respirer le même air, se toucher, se sentir et vivre des mêmes impressions ? Que d’incidents bizarres ! Que de rencontres imprévues ! Que d’intrigues romanesques ! Le coupé, c’est le boudoir de cette maison roulante qu’on appelle diligence ; c’est un réduit mystérieux, une cabine aristocratique également protégée contre la poussière de la route et contre la curiosité du vulgaire.
Entre autres bienfaits de la civilisation, nous avons importé en Algérie l’usage des diligences. La voiture qui dessert la route d’Alger à Blidah est à peu près établie sur le modèle de celles de France. Elle est ornée d’un coupé qui doit présenter quelque fois, bien qu’en petit, des scènes et des incidents pareils à ceux dont nous venons de donner l’idée.
Continuer la lecture de Le coupé de la diligence de Blidah (1851)