“Une histoire contemporaine bien que tirée d’un vieux livre”, Le Brûlot de la Méditerranée, 25 mai 1848
Il existait autrefois, à l’entrée de la plaine de la Mitidja, un homme qui possédait un pré et un âne.
“Une histoire contemporaine bien que tirée d’un vieux livre”, Le Brûlot de la Méditerranée, 25 mai 1848
Il existait autrefois, à l’entrée de la plaine de la Mitidja, un homme qui possédait un pré et un âne.
Anonyme, “Il est rare qu’en fait de patriotisme”, L’Akhbar, 11 juin 1848
Il est rare qu’en fait de patriotisme, la pratique et la théorie marchent de conserve. C’est sans doute pour cela que tant de fougueux républicains trouvent moyen de se soustraire au service de la milice ou que ceux qui n’ont pu y échapper, s’en acquittent si mal. Ainsi, la ville de Bougie, cité vraiment remarquable par l’incandescence de ses opinions politiques, vient de donner une déplorable preuve de la tiédeur de ses soldats citoyens. Continuer la lecture de Il est rare qu’en fait de patriotisme… (1848)
Anonyme, « Mme Gillain », La Feuille de la Guyane française, 11 et 18 novembre 1876.
L’histoire de la Guyane a aussi des pages intimes et émouvantes ; mais combien de drames solitaires n’ont pas laissé de traces et se sont perdus dans ses forêts sans bornes, dans le haut de ses rivières ignorées.
« Chronique locale », Le Moniteur de la Nouvelle-Calédonie, 20 septembre 1871.
La petite localité de Païta vient d’être témoin d’une de ces fêtes étranges qui deviennent de plus en plus rare en Nouvelle-Calédonie et qui, à plus d’un titre, méritent sinon de disparaître entièrement des habitudes du pays, au moins de subir une transformation radicale que la civilisation chrétienne peut seule opérer. Continuer la lecture de Chronique locale (1871)
X., « À Papoa (communiqué) », Le Messager de Tahiti, 27 décembre 1878.
Connaissez-vous Anani ? C’est un bien digne garçon, mutoi par goût, fainéant par tempérament, musicien par occasion. Voyez-le étalant sa nonchalante personne à l’ombre d’un manguier quelconque et fredonnant un de ces airs tahitiens dont le rythme s’accorde parfaitement avec la pensée qui le domine, ne rien faire ! Et pourtant, il m’a rendu un fameux service hier : il a empêché ma cervelle de bouillir dans son enveloppe, ce qui m’a permis de prendre part aux joies qu’une table bien garnie offre aux gourmands.
Ralu fils, « Les Fastes de l’histoire des Antilles », Les Antilles, 16 février 1876
Marie d’Orange
Il faut convenir d’une chose, c’est que les Colonies sont bien peu reconnaissantes envers leurs grands hommes ; envers leurs héros, ou envers leurs enfants d’adoption.
Est-ce parce que le nombre en est trop grand ? La phalange est trop serrée, que l’on ne saurait à qui donner la palme ? J’aime à le croire ; car ces terres de feu au sein desquelles la lave bouillonne, ont toujours produits les grands dévouements, les grands cœurs, et les actions d’éclat.
Continuer la lecture de Les Fastes de l’histoire des Antilles (1876)
Walt’her, « Le chant du Reïs », Le Chitann, 19 août 1866.
Sur la mer aux reflets de moire,
Un vieux Reïs, au corps déjeté,
Guidait, un soir, sa barque noire
Sous la lune au disque argenté.
Walt’her, « Le Marabout. Esquisse algérienne », Le Chitann, 26 avril 1866.
Croyants, voyez ma barbe blanche ;
Je suis vieux, et mon front se penche
Comme un antique minaret.
J’ai vu naître et mourir vos pères…
Qu’Allah me rejoigne à mes frères,
Tranquille, j’attends mon arrêt.
Continuer la lecture de Le Marabout. Esquisse algérienne (1866)
Armand Closquinet, « Hommage et Adieu », Le Moniteur de la Nouvelle-Calédonie, 17 avril 1864.
On lit dans l’Économiste français du 7 janvier 1864 :
« La poésie est en honneur à Port-de-France, si nous en jugeons par les odes et idylles que publie fréquemment le Moniteur. M. Armand Closquinet a de la grâce, de l’élégance, une sensibilité toute féminine ; aux souvenirs et regrets qu’il aime à chanter, nous l’invitons à opposer les perspectives et espérances que ne peut manquer d’évoquer dans son âme de poète le spectacle de la civilisation prenant possession d’un pays et d’un peuple aussi sauvages l’un que l’autre. »
« Chronique locale : petit avant-propos pour tenir lieu de préface », L’Avenir, 18 juin 1859
Quelquefois un bon conseil, un salutaire avis nous vient, je ne dirai pas de nos ennemis (je ne me crois d’ennemi ni dans ce monde ni dans l’autre), je dirai de nos adversaires, de nos contradicteurs.
Il y a peu de jours, un écrivain de la presse coloniale, sous forme de critique, me disait : pourquoi donc vous êtes-vous arrêté en si beau chemin de votre histoire de la Guadeloupe dont nous ne connaissons guère que la préface ? Vous feriez mieux de la continuer que d’écrire contre la milice.
Continuer la lecture de Chronique locale : petit avant-propos pour tenir lieu de préface (1859)